Categories

Accueil > Actualités > Dans la presse > Nationale > Plan loup : des réponses « graduées » et « territorialisées »

6 février 2013

Plan loup : des réponses « graduées » et « territorialisées »

La ministre de l’Écologie, Delphine Batho, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ont présenté hier le nouveau plan d’action national Loup 2013-2017 – quelques jours après le vote d’un texte au Sénat –en première lecture et contre l’avis du gouvernement – intronisant des « zones de protection renforcée contre le loup » (voir Maire info du 31 janvier dernier).

L’état des lieux dressé par le Groupe national loup, chargé de la réflexion sur le plan national, est édifiant : en 1992, le loup avait disparu du pays ; il connaît depuis une progression régulière et rapide. Le cap des 250 individus répertoriés a été franchi en 2012. En toute logique, le nombre d’ovins tués par des loups a connu une progression parallèle : de zéro en 1992, ce nombre a dépassé les 5 800 l’an dernier.
Face à cette situation, le plan d’action propose de réfléchir aux moyens d’une « cohabitation entre (le loup) et l’agropastoralisme », reconnu « activité essentielle pour les zones de montagne ». Le loup restera une espèce «  strictement protégée », et les réponses apportées aux dégâts qu’il cause seront « territorialisées », en fonction de la menace, de la nature des lieux, du type de troupeaux. Le « protocole d’intervention  » va donc être gradué, « adapté à la pression locale de prédation  ». Quatre niveaux de pression seront définis, correspondant chacun à un moyen d’action (depuis l’utilisation du tir de défense avec une arme « peu létale » jusqu’aux « tirs de défense renforcés » et aux tirs de prélèvement).
Le plan prévoit aussi un meilleur suivi de la population des loups, un travail sur les chiens de protection de troupeau, et la simplification des procédures d’indemnisation des éleveurs. Le constat d’attaque sera simplifié et allégé, et les données issues de la collecte de ces constats seront rendues accessibles aux commissions départementales loup.
Ce plan entrera en vigueur au printemps prochain, après un débat public d’un mois en mars, et une consultation du comité national de protection de la nature en avril.

Partager