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2 mars 2013

Jean-Yves Caullet nommé à la tête de l’ONF

Lu sous http://www.letelegramme.com

Le président de l’Office national des forêts, Hervé Gaymard, s’apprête à passer le témoin à Jean-Yves Caullet. Le député de l’Yonne va prendre les commandes d’une institution qui fait face à de nombreux défis.

Hervé Gaymard, l’actuel président de l’Office national des Forêts (ONF) est sur le départ. Il va être remplacé par Jean-Yves Caullet, 56 ans, député de l’Yonne, et maire d’Avallon (PS). Sa nomination a été proposée par Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture et de la forêt, et elle sera officialisée dans les jours qui viennent par Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre lui avait déjà confié, mi-décembre, une mission de réflexion sur l’avenir de la forêt française et de la filière bois, préfigurant sa désignation. Nommé le 5 janvier 2010, l’ancien ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, n’a pourtant pas démérité mais le député et président du Conseil général de la Savoie (UMP) est victime de l’alternance.

« Gaymard quitte l’ONF avec un bon bilan »

Le Savoyard Jean-Claude Monin, président de la Fédération nationale des communes forestières, estime que « Gaymard quitte l’ONF avec un bon bilan. Il a stabilisé une situation délicate, même si le processus n’est pas terminé ». L’Office national des forêts a, en effet, traversé une véritable crise d’identité avec une tragique série de suicides, alors qu’on aurait pu croire son personnel épargné par la dureté de la modernisation de l’action publique dans un univers plutôt bucolique. Cette indispensable mise à jour prend désormais mieux en compte les réalités du marché du bois, et les 9.500 employés de l’ONF. « Hervé Gaymard est un homme de dialogue, et sa présidence apaisée de l’ONF nous a beaucoup servi », confirme Laurent Denormandie, président de l’Interprofession France Bois res et gestionnaires forestiers publics et privés. « L’action engagée doit être poursuivie, souligne Pascal Viné, le directeur général de l’ONF. Le malaise social était compréhensible après une réduction de 15 % des effectifs entre 2000 et 2012, et il faut maintenant conforter les trois objectifs qui nous sont fixés : produire du bois, protéger l’environnement et accueillir le public. Or, seule la première de ces trois missions est source de revenus, les deux autres ne sont pas rémunérées. »

Du pain sur la planche

Ainsi, sur les 800 millions d’euros du budget de l’ONF l’an dernier, la vente de bois n’a généré que 230 millions d’euros. Un chiffre d’affaires qui est, de surcroit, en baisse de 6 % par rapport à 2011. La filière bois veut donc sa part des crédits carbones, estimés à 500 millions d’euros, afin de couvrir l’accueil du public, et surtout la gestion durable des forêts. Jean-Yves Caullet, ingénieur du génie rural des eaux et des forêts, aura fort à faire pour persuader les pouvoirs publics que le bois est la première des énergies renouvelables, mais aussi la garantie de la biodiversité, et du développement durable.

Thierry Dussard

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