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29 septembre 2013

Le collectif de défense de la forêt est lancé

Ils disent non au « -pillage- » de la forêt de Saint-Gobain. Mardi soir, ces citoyens ont lancé le collectif -« Forêt vivra ».

Lu sous http://www.aisnenouvelle.fr/

Un « arbre » alternatif a été planté mardi soir dans la salle des fêtes de la mairie de Saint-Gobain. Ce premier arbre est l’œuvre de citoyens gobanais, chaunois, laonnois, ternois, regroupés au sein d’un nouveau collectif de défense de la forêt de Saint-Gobain, appelé « Forêt vivra ». Vingt-cinq personnes se sont réunies lors du lancement du collectif qui vise à proposer une autre sylviculture. Certains s’investissent déjà dans des mouvements écologiques, comme le réseau Carmen contre le gaz de schiste. D’autres découvrent le militantisme vert. à l’origine de ce rassemblement, une union parmi plusieurs responsables associatifs, William Church d’Une forêt et des hommes, Thierry Grenier, du mouvement Homme et nature, spécialiste du taoïsme et autres disciplines mêlant art martial et nature et Yvain Brochot de l’association Gaïa et son festival des Vers Solidaires. Caisse de résonance des altermondialistes locaux, ce rendez-vous musical du mois d’août a été l’occasion pour eux de livrer un constat unanime : le « saccage » de la forêt de Saint-Gobain et la déstructuration de l’économie du bois.

Gérer une forêt autrement

Une vision qui n’a rencontré que des supporters mardi dernier. « Je suis promeneuse depuis 40 ans à Coucy-Basse et Saint-Gobain et je ne retrouve plus les mêmes chemins », raconte Christiane, une Chaunoise. L’Office national des forêts (ONF) est souvent revenue sur les lèvres. « J’ai toujours fait confiance à l’ONF. Et j’ai vu les coupes à blanc. C’est choquant », lance Pascal qui se décrit comme un ancien louveteau chez les scouts. « Il faut dire stop à cette avidité », insiste Flora, jeune ternoise amoureuse de la forêt. Après le constat, le collectif souhaite mettre en place un plan d’action ambitieux. « On veut prouver qu’on est capable de gérer une forêt et sa biodiversité autrement », annonce William Church. Comment ? Plusieurs pistes ont été évoquées : gérer une parcelle de 200 hectares pour expliquer une autre sylviculture, proposer un plan d’aménagement alternatif à l’horizon 2020, date du nouveau plan, créer une AMAP du bois pour une meilleure redistribution locale, lancer des actions médiatiques, chercher des failles juridiques au code forestier, s’organiser en cellules… L’objectif est clair : être nombreux et pertinent.

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