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9 février 2014

ONF : les syndicats dénoncent « l’abandon »

Lu sous http://www.vosgesmatin.fr/vosges/

Devant l’augmentation de postes vacants et de communes sans agent forestier, les syndicats CGT Forêt et Snupfen Solidaires dénoncent la dégradation des conditions de travail. Et font des propositions.

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Denis Lagneaux amenagiste et Jean Christophe Toussaint agent patrimonial s’élevent contre un service public à l’abandon.

NEUFCHATEAU

Parce qu’à leurs yeux, le cœur des Vosges ne battrait plus aussi fort qu’auparavant en matière de gestion de la forêt, Denis Lagneaux (Snupfen Solidaires) et Jean-Christophe Toussaint (CGT Forêt), dénoncent, chiffres à l’appui, ce qu’ils considèrent comme un « abandon du service public ». « Depuis le début de cette année , rapporte le premier, 83 communes de l’agence Vosges-Ouest de l’ONF (de Rambervillers à Darney et d’Arches à Neufchâteau en passant par Epinal, NDLR) se trouvent sans agent forestier, soit 21 % des communes, sans gestionnaire de proximité, ce qui représente 12 500 ha de forêt sans surveillance. »

A ses côtés, Jean-Christophe Toussaint estime à quatorze le nombre de postes vacants inscrits dans le contrat d’objectif et de performance. Mais qui constituent à terme autant de postes supprimés. « Les gens partent en retraite ou en mutation car nous nous trouvons ici sur une région d’accueil de population issue des concours et qui ne reste pas », explique-t-il. Ainsi, selon lui, les agents se trouvent-ils dans l’obligation de trancher dans l’exercice des missions qui leur sont confiées : « Nous sommes contraints d’abandonner certaines tâches qui ne rapportent pas comme la surveillance générale par exemple », regrette l’intéressé.

Le service public aux communes se dégrade selon eux et avec lui, les conditions de travail d’agents soumis au stress et au mal-être. Or la contractualisation des bois, en constante hausse, nécessite une implication soutenue des personnels de l’ONF.

Transformation à… Damblain ?

On regrette par ailleurs le manque de transformation, sur place (au profit de pays asiatiques notamment), de « produits forestiers de grande qualité ». « C’est un non-sens économique et écologique qui ternit l’image de la France qui se conduit ainsi comme un pays sous-développé », estime Jean-Christophe Toussaint. Outre le pourvoi des 14 ?postes vacants, le responsable syndical CGT prône la construction d’une véritable filière bois : en prolongement des travaux effectués par le Pays d’Epinal sur le hêtre (essence richement présente dans l’Ouest), « nous suggérons l’implantation d’une unité de transformation au cœur du massif grand Est car la première transformation, dans les scieries, ne créent pas d’emplois », estime encore l’intéressé. Les sites ne manquent pas selon les syndicats, à commencer par la zone de Damblain pour laquelle ils demandent en chœur une étude faisabilité avec l’engagement de financements publics.

Olivier JORBA

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