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25 novembre 2015

Occupation Campus : reportage

ONF : le campus de Velaine-en-Haye occupé par le syndicat des forestiers.

L’Office National des Forêts a mis en vente, il y a deux mois, son centre de formation. Un vaste domaine situé dans la forêt de Haye. Les forestiers du SNUPFEN, le syndicat maison, occupent les lieux depuis mardi 24 novembre 2015. Ils dénoncent la marchandisation du patrimoine forestier.

Par Benoît de Butler France 3 Lorraine Publié le 25/11/2015 | 10:46, mis à jour le 25/11/2015 | 11:21

Une cinquantaine de forestiers du SNUPFEN Solidaires ont lancé hier matin l’occupation du centre de formation de l’ONF. La vente, annoncée en septembre par le directeur de l’Office, a été pour eux un électrochoc (notre article du 18 septembre : l’ONF sort du bois) Unique en France, ce campus en pleine forêt a formé des générations de forestiers. Le syndicat majoritaire annonce vouloir poursuivre cette occupation pendant la durée de la COP 21, et accueillir dans ce vaste espace privé des manifestations "COP 21" interdites pour cause d’état d’urgence. Velaine-en-Haye, ce matin. Christian Dubreuil (cité sur la banderole) est le directeur de l’ONF..

Au-delà du seul campus, le syndicat dénonce la "braderie" de la forêt française, gérée selon lui dans une optique de court terme (notre article : Forêts à vendre). Le bois, vu comme source d’énergie "verte", serait exploité au-delà des possibilités de renouvellement, et sans tenir compte du rôle de la forêt dans le maintien des équilibres naturels.

Avec la COP 21, les français et le monde entier auront droit d’entendre des discours vertueux sur le climat. La forêt française qui joue pourtant un rôle important pour la fixation du carbone, la protection des sols et la filtration de l’eau semble absente des débats." Le syndicat SNUPFEN.

Une politique en contradiction avec les objectifs politiques affichés ? Le Ministère de l’Environnement - tutelle de l’ONF - s’en défend. Mais l’ONF est dans une situation intenable : dans le cadre du retour à l’équilibre budgétaire, l’Etat lui demande de combler son déficit de 400 M€. La direction fait feu de tout bois - c’est le cas de le dire - pour y parvenir. Air connu : le bilan ne prend pas en compte les richesses non marchandes procurées par la forêt. L’air, l’eau, la vie sauvage, le bien-être des citadins... Peut-être faudra-t-il un jour inventer une autre comptabilité.

Voir en ligne : http://france3-regions.francetvinfo...

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