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25 juin 2015

Histoire du SNU

Le Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel (SNUPFEN) est un syndicat de l’Office National des Forêts (ONF)°. Il est affilié à l’Union syndicale Solidaires.

Présentation

Le SNUPFEN Solidaires représente en 2011, 36,7 % des personnels fonctionnaires de l’ONF. Profondément multi-catégoriel, il syndique l’ensemble des catégories des personnels de l’établissement. C’est le premier syndicat de l’ONF en termes de représentativité et d’adhérents.

Le SNUPFEN Solidaires a quitté la CFDT en 2003 suite au positionnement de la centrale sur la réforme des retraites d’alors. Le congrès de scission fait le choix de prendre un temps d’observation avant de s’affilier à une nouvelle Union ou Confédération. Le choix de l’autonomie n’étant qu’une solution provisoire. Au congrès de 2005 à Cerniebaud , le SNU fait le choix de rejoindre Solidaires et confirmera ce choix au congrès extraordinaire de Besançon par un vote unanime.

Le SNUPFEN Solidaires s’attache évidemment à la défense des intérêts des personnels de l’ONF. Il est le seul à avoir dans son champ de syndicalisation aussi bien des personnels fonctionnaires que de droit privé à savoir les ouvriers forestiers.

Mais le SNUPFEN Solidaires a toujours ardemment défendu des positionnements environnementalistes. Porteur de dossiers tout au long de son histoire (Bois énergie, Loi d’orientation forestière, Contrats de plan Etat/ONF etc…), il est à l’origine de la prise de conscience des problèmes de dépérissement dans les années 80 avec son dossier sur la mort lente des forêts et sa campagne SOS forêts d’alors.

Historique

En quelques dates.

1964

6-7 novembre : la CFTC devient CFDT 17 novembre : création de l’Union des syndicats des Eaux et Forêts autonomes et CFDT. 24 décembre : publication au JO de la loi portant création de l’ONF.

1965

4 et 5 janvier. Congrès constitutif du SNU-CFDT à Bierville. (le nom du syndicat est : Syndicat National Unifié des Personnels des Eaux et- Forêts). Georges BALLIOT est élu secrétaire général. Dans la même année, les administratifs décident très majoritairement de rejoindre directement la CFDT.

1966

Le 1er janvier, naissance de l’ONF. 22 et 23 septembre, 2ème congrès du SNU-CFDT à Bierville. Le SNITEF tient son congrès en même temps et au même endroit. Le lendemain, les deux congrès se rejoignent pour créer ensemble le Groupement des Syndicats des Personnels Forestiers Français (GSPFF). Unité Forestière devient l’organe officiel du Groupement

1967

Poursuite de la mise en place de l’Office. Agents techniques (AT) et Chefs de district (CD) remplacent les préposés des Eaux et Forêts. Ouverture de l’école de formation professionnelle de Mirecourt (dans les Vosges).

1968

Mai. : le mois de Mai 68 sera aussi profitable aux forestiers. Le dimanche devient jour de repos, les kilomètres auto seront remboursés à un taux plus avantageux qu’avant, création de la prime d’intérim, accord d’établissement pour les ouvriers forestiers. 17 au 19 septembre : 3ème congrès du SNU-CFDT à Bierville. Le SNITEF tient lui son congrès, en même temps, mais à Paris.

1969

Publications des statuts particuliers des TTFE (Techniciens des Travaux Forestiers de l’Etat) et des AT.

1970

Le directeur général de l’époque, Delaballe écrit : "À tous les niveaux, il faut créer l’obsession de la productivité" Le SNU l’attaque violemment.

1971

Table ronde pour l’exploitation en régie directe. 7 au 9 septembre, 4ème congrès national du SNU-CFDT. Georges Balliot est reconduit secrétaire général.

1972

En juin, sortie de "SOS Forêt française", Livre Blanc édité par le SNU et qui dénonce l’obsession de la productivité du DG.

1973

Crispation de plus en plus forte sur les statuts des personnels. En septembre, réforme générale de la catégorie B de la fonction publique. Le 23 novembre, 2500 forestiers en uniforme manifestent dans la rue à Paris et occupent la DG, du jamais vu !

1974

Le 22 février, Jacques CHIRAC, ministre de l’Agriculture, signe une lettre autorisant les reclassements attendus. 26 juin, nouvelle victoire, le repos du samedi est acquis. A l’automne éclate l’affaire des rangers de France : 2000 membres recensés, au sein d’une organisation paramilitaire, qui patrouillent en forêt avec une carte portant cachet de la gendarmerie barrée de tricolore. Ils disent protéger la nature et tentent de se substituer aux forestiers. Le mouvement capitulera en 1975, suite à nos combats et grâce à des interventions de députés à l’Assemblée. Du 17 au 19 septembre, 5ème congrès du SNU-CFDT. Ce congrès marquera la réunification des personnels techniques et administratifs au sein du Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel. Le SNUPFEN trouve son nom actuel. Georges Balliot est reconduit secrétaire général. Décès de Pierre FISCHER, un des fondateurs du SNU.

1975

Résultat le plus tangible des mouvements de 73 et de la manifestation du 23 novembre, Premier concours spécial pour le passage des CD en TF. Les chefs de secteurs (pour les plus jeunes : les chefs de GT de l’époque), classés en catégorie C, passeront tous en catégorie B.

1976

Seuls 18 chefs de secteur restent en C, ils ne se sont pas présentés aux concours spéciaux. Le SNU continue son mouvement de protestation sur les régimes indemnitaires, mouvement entamé en 75.

1977

20 au 23 septembre : 6ème congrès à Bierville. Jean CAUWET remplace Georges BALLIOT au poste de secrétaire général. Rupture du groupement avec le SNICEF. Echanges d’idées avec le PS sur la politique forestière à mener pour les convaincre du bienfondé de nos revendications. Roger Duroure, député des Landes est en charge de la commission Forêt du PS.

1978

En début d’année manifestation en Alsace pour le "Statut Régie". Répression à l’ONF Aquitaine : ce sera l’affaire "Lacanau".

1979

Nouvelle réforme du statut des AT et des CD. Les femmes sont enfin admises à devenir agent. Fin du recrutement externe ouvert à tous, il faudra être titulaire du BEPA. Le SNU manifeste contre la suppression du concours externe ouvert à tous en bloquant de nombreuses ventes de bois. La DG nous accuse de vouloir bloquer la promotion des OF. Le bras de fer est engagé entre le SNU et la direction.

1980

Le temps partiel fait son apparition dans la fonction publique. Création du Syndicat FO chez les personnels techniques. Du 8 au 10 octobre, 7ème congrès du SNUPFEN. Jean Cauwet est reconduit comme secrétaire général. Poursuite du plan "Barre", premier ministre, qui serre la vis aux fonctionnaires et à toute la fonction publique. Et pendant ce temps, l’ONF fait encore des bénéfices, mais plus pour longtemps.

1981

Le SNU sort ses propositions pour la régie. Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, on retrouve Duroure qui est chargé de présenter le rapport sur la forêt. Il s’entoure d’ingénieurs et refuse toute participation du SNU.

1982

Année de scission syndicale, avec le début du départ des TTFE à l’appel d’un ancien membre du BN du SNU. De même, se crée un syndicat autonome (SNPFE d’Emile SOL, ancien du Snupfen, lui aussi) qui obtiendra de suite 9,72 % des voix aux élections CAP des personnels techniques (B et C confondus), contre 6,5 pour FO, 22,55 pour la CGT et 60,98 pour le SNU-CFDT. 19 mars, grande manifestation, 2000 forestiers dans la rue à Paris, en uniforme pour la plupart sous le slogan "non à la forêt usine à bois". Grâce à nous, le rapport Duroure qui faisait la part belle aux industriels sera enterré et son auteur ne connaîtra pas la carrière ministérielle dont il rêvait.

1983

On sent de plus en plus la volonté des politiques de dégraisser l’ONF pour problème de « non-rentabilité ». On parle déjà, dans les ministères et 20 ans avant le PPO, de nous lâcher des améliorations statutaires contre des baisses d’effectifs, avec augmentation des surfaces des triages. Le SNU dénonce le scandale de la forêt de la Grande Chartreuse (8300 ha) soumise au RF mais gérée par une congrégation religieuse selon une loi datant de Pétain. 8ème congrès du SNUPFEN du 18 au 21 octobre à Bierville. Daniel RAIMBAULT remplace Jean Cauwet au poste de secrétaire général. En fin d’année, mise en place et élections pour les CTP régionaux.

1984

Alerté depuis deux ans par le problème grandissant du dépérissement des forêts et l’ONF faisant le mort, le SNUPFEN se lance dans la dénonciation des effets des pluies acides. Tout notre appareil syndical se mobilise, et la direction sera obligée d’accepter de reconnaître que les forêts ne sont pas en bonne santé. En décembre décès de Raymond FURIER, autre fondateur du SNU-CFDT.

1985

Le conseil des ministres approuve la loi Souchon sur la forêt, loi qui est votée à la sauvette au mois de mai. Fort recul du SNU-CFDT aux élections CAP. La direction, dans la foulée de la loi sur la forêt, lance des gels de postes pour faire des économies. Le projet de réorganisation est pour la fin d’année : ce seront 435 postes qui seront supprimés en 86.

1986

Grande bagarre contre les suppressions de postes. Près de 4000 forestiers (ONF et au delà) dans la rue en février à l’occasion de la conférence internationale de l’arbre et de la forêt pour dénoncer la France qui ne montre pas l’exemple. Le 26 avril, des manifestants sont matraqués par la police lors de l’inauguration de la foire forestière d’Epinal. L’ONF change de logo, adieu la biquette ! Et bonjour les suppressions de postes et les galères pour ceux qui doivent muter ou se voient supprimer leur poste à quelques mois de la retraite. Création de l’APAS. Georges BALLIOT, notre ancien secrétaire général en devient le président. Il sera remplacé en 1995 et pour trois ans par Roger DALMASSO qui laissera la place à Pierre CHAUVIN, président jusqu’en 2007.

1987

12 mai, élection CTPR. Recul de 1 % (de 46,62 à 45,58%) 9ème congrès à Bierville en mai. Daniel Raimbault est reconduit secrétaire général. En novembre Touzet est nommé DG de l’ONF en remplacement de Lacarrière Il déclarera rapidement "la forêt doit cracher du bois !".

1988

22 mars : élections à la CAP des TF. Apparition du SNTF, qui obtient directement 34,5 % en devenant la première organisation du corps. 16 juin : Occupation du CA de l’ONF sur le problème des moyens de fonctionnement. 4 novembre : Manifestation à Haguenau au congrès des maires des communes forestières pour protester contre la dérive de la politique forestière.

1989

31 janvier : Manifestation à Velaine à l’occasion d’une réunion des cadres d’Alsace Lorraine contre la dérive de l’ONF et les projets de restructuration. 140 cadres bloqués, et une porte défoncée que nous paierons au prix fort : 1500 euros (moitié-moitié avec nos camarades de la CGT). Janvier : Blocage de la vente de Saverne contre le démantèlement de l’Office et le mépris de notre direction. Mise en place de l’OETà la place de l’ORT.

1990

Accords fonction publique (Durafour) : on commence à l’ONF par la refonte des catégories C administratifs. Les Agents techniques de bureau deviennent agents administratifs, les sténos, commis et AAP deviennent adjoints administratifs. Les autres catégories attendront quelques temps (ce sera pour 1995 pour les C techniques, et un peu après pour les B). Avril, 10ème congrès à Bierville : René MONTAGNON est le nouveau secrétaire général. En octobre, décès d’ Eugène DESCAMPS, fondateur et premier secrétaire général de la CFDT.

1991

Sortie de la Charte de la Forêt Communale. Encore un coup d’épée dans l’eau. Fin de l’année, projet de délocalisation de la DG de l’ONF à Bourges (puis ce sera le tour de Dijon, Tours et Nancy). Le SNUPFEN refuse la décision et dénonce son arbitraire. Le dossier traînera jusqu’en 1994, et la DG restera à Paris.

1992

En juin, Sommet de la Terre à Rio. 9 juillet, déclaration du Directeur Général : "seuls 20 % des agents techniques méritent de passer en B". C’est le début du "plan d’élévation des qualifications" que nous combattrons, avec succès, et qui était basé sur le postulat 2 B = 3C. Ce projet prévoyait de passer 800 C techniques en B en supprimant 400 postes de C pour payer la promotion. En fin d’année, démission de René Montagnon, notre secrétaire général. Il sera remplacé par Michel Benard. En fin d’année aussi, création du SNAF, qui rejoindra l’UNSA en 2002. Réforme du FFN diminuant largement ses moyens, dénoncée par le SNU.

1993

Juin : 11ème congrès à Armeau. Michel BENARD est élu secrétaire général. Blocage des épreuves de présélection au concours interne de technicien le 15 juin : 8 militants du SNUPFEN sous le coup d’une enquête disciplinaire. (Présélection : on recrute par le biais d’un simili concours quelques personnels C techniques pour les préparer ensuite au concours de technicien. Ils passeront normalement le concours, avec ceux qui n’auront été ni présélectionnés, ni formés).

1994

Comme les années précédentes, le serpent de mer de l’intéressement (que le SNU a combattu) aux bénéfices mine les relations sociales à l’ONF. Ce seront 1000 euros qui seront proposés au OF et aux "C", 1500 pour les "B" et 2000 pour les "A". Le dossier tombera en déshérence en 1995, faute de bénéfices… Jean François CARREZ est nommé directeur général. Il sera le premier et le seul D.G à dénoncer le financement de l’ONF assis sur le marché du bois et demandera à ses tutelles un fonctionnement pérenne sous forme d’écotaxe.

1995

En Lorraine, les forestiers "adoptent" des arbres sur le site des Faignes-Fories, cirque glaciaire menacé par un projet de création de piste de ski. Le projet sera combattu par le SNUPFEN, entre autres, et les principaux opposants (écologistes locaux) obtiendront son rejet par la justice. Le SNUPFEN, c’est aussi, comme le prouve cet exemple, 40 ans de lutte pour la préservation des forêts et des espaces naturels. Le14 juin, manifestation nationale pour l’emploi, à l’initiative de la CFDT, avec les autres syndicats. Le Snupfen participe à la grande manifestation parisienne. Cette année 1995 verra aussi le plan Juppé sur la Sécu et les premières attaques sur le régime de retraite des fonctionnaires… 28 septembre, plus de 1000 forestiers dans la rue à Paris pour manifester contre les gels de postes, pour l’emploi et pour le service public forestier. Novembre/décembre, nombreuses manifestations intersyndicales (auxquelles le SNUPFEN s’associera) et interprofessionnelles contre le plan Juppé. Le soutien de la CFDT au plan Juppé amènera un mouvement contestataire à s’organiser à l’intérieur de la CFDT : "Tous ensemble".

1996

L’année 1996 sera principalement marquée par la campagne CFDT pour la réduction du temps de travail et une mobilisation du SNUPFEN pour : "travailler moins pour travailler tous !" Le gouvernement (de droite) fait voter la loi "de Robien" (du nom de son auteur) pour aider à la RTT dans les entreprises. En fin d’année, le SNUPFEN obtient au CHS central le lancement d’une enquête épidémiologique sur les TMS (troubles musculo-squelettiques) liés au martelage.

1997

En mai, 12ème congrès du SNUPFEN à Thiviers, Bernard FRANQUIN est élu secrétaire général. Poursuite de la campagne pour la réduction du temps de travail, cette fois avec un gouvernement socialiste. Le SNITEF, devenu entre-temps SNICEF, adhère à la CGC.

1998

Réalisation (enfin !) de l’enquête TMS dont le principe avait été obtenu fin 1996. Cette enquête révélera le nombre très important de collègues qui souffrent du dos et des bras, et la direction lancera, fin 2000, une révision des modes de marquage des bois, dont le principal axe est la désignation à la peinture, encore controversée aujourd’hui et dont la nocivité semble créer d’autres atteintes… Le SNUPFEN entame une campagne de formation syndicale et de syndicalisation. Il entreprend de même de normaliser ses relations avec la CFDT. Campagne syndicale contre les intérims, avec des succès notoires, principalement en Lorraine où les combattants sont les plus déterminés. En avril le SNUPFEN dépose et diffuse ses propositions pour une loi d’orientation forestière conforme à ses aspirations. La loi sortira plus tard, et d’une couleur bien pâle par rapport à ce que l’on pouvait espérer. Première collaboration avec nos collègues burkinabé du SYNTETH. En juin, première grosse formation syndicale estampillée SNUPFEN, et premier congrès extraordinaire en trente-trois ans, pour modifier nos statuts afin de pouvoir ester en justice sans se faire débouter sur la forme pour cause de statuts non conformes… D’autres congrès extraordinaires suivront en 2003 et 2004.

1999

Le SNUPFEN ouvre son site sur Internet. Quatre militants vont au Burkina-Faso, pour échanger avec nos collègues africains. En milieu d’année, décès de Jean CAUWET, secrétaire général du SNU de septembre 1977 à octobre 1983. Le 14 juin, action à LEVIER (25). le SNUPFEN s’invite à la première sortie en forêt du nouveau directeur général de l’ONF : Bernard GOURY. Manifestation pour l’emploi, pour la simplification des procédures et des structures, contre le plan d’augmentation systématique des récoltes en forêt. Deuxième loi pour la réduction du temps de travail à 35 heures dite " loi Aubry n°2 ". Les 26 et 27 décembre, deux tempêtes secouent la France et dévastent de nombreuses forêts.

2000

Forte mobilisation de tout le SNUPFEN et des forestiers pour obtenir plus de moyens pour traiter le vaste problème des chablis. Nous obtenons le recrutement de contractuels qui peuvent travailler et être opérationnels immédiatement. Après de nombreuses manifestations dont nous nous souvenons tous, le DG écrit que "Les personnels techniques de catégorie C ont vocation à accéder à la catégorie B type technique. Le niveau d’autonomie et de responsabilité de leurs fonctions actuelles et celui de leur recrutement le justifient". 25 août : décret qui instaure la réduction du temps de travail dans la fonction publique, sans création d’emploi. L’avenir de l’ONF est au centre de tous les débats. Du 11 au 13 décembre, le SNUPFEN occupe la direction générale, négocie, et obtient des avancées notoires qui seront actées dans le contrat de plan Etat/ONF signé par la suite.

2001

En janvier, quatre militants retournent au Burkina FASO pour poursuivre nos échanges. En Mai, 13ème congrès du SNUPFEN : Bernard FRANQUIN rempile pour un tour. De juin à décembre, négociations sur la mise en place de l’ARTT à l’ONF. Ces négociations seront torpillées par la mise en place du PPO, nouvelle et énième réorganisation de l’ONF. 18 octobre : 1000 forestiers dans la rue à Paris contre le PPO, pour le service public forestier. Pour le PPO, la direction nous "offre" des améliorations statutaires pour "compenser" la baisse des effectifs, améliorations déjà accordées en 2000 suite aux tempêtes !

2002

Encore et toujours des actions contre le PPO. La direction supprime tous les postes et les remet tous en appel de candidature. Nous proposons le boycott des demandes de mutation, et 50 % des personnels ne postulent pas. En juillet, malgré la démission des élus du SNUPFEN et de FO, la direction tient les CAP pour attribuer les postes de sa nouvelle organisation, avec la complicité des syndicats CGT et SNTF. En décembre, premières propositions statutaires, le compte n’y est pas, la direction renie les engagements signés avec les ministres.

2003

Les forestiers sont désarmés par la mise en place du PPO. La morosité est de mise. L’année sera marquée par le projet puis la mise en place de la réforme des retraites. Le SNUPFEN s’investira contre cette réforme, réforme qui sera jugée acceptable par la CFDT. Nombreux sont ceux qui s’interrogent. Le 19 novembre, le SNUPFEN décide de quitter la CFDT, lors d’un congrès extraordinaire. Le PPO se met en place dans les régions : ça coince, ça grince, ça accroche ! Pierre Olivier Drège remplace Bernard Goury a la tête de l’ONF.

2004

Grâce au SNUPFEN 2/3 des contractuels recrutés pour les chablis sont embauchés. L’ONF envoie les autres pointer à l’ANPE. La bataille pour l’emploi semble devoir nous occuper encore longtemps. La direction triche sur les chiffres, supprime encore plus de postes de forestiers pour recruter des cadres. Poursuite de la mise en place du PPO dans les régions.

2005

Le congrès du SNU de juin à Cerniebaud (39) vote l’affiliation de notre syndicat à l’Union syndicale Solidaires. Les statuts de Solidaires prévoient une période d’observation de 6 mois entre l’organisation syndicale qui sollicite son adhésion et Solidaires. Après 8 ans à la tête du SNU, Bernard Franquin arrête son mandat. Philippe Berger est élu secrétaire général.

Prévue de longue date, une manifestation est organisée à Paris le 30 juin, jour du conseil d’administration. Après une période assez longue de calme due à la dépression engendrée par le PPO, c’est 500 personnels qui font le déplacement sur Paris sur les revendications suivantes :  Les problèmes d’emploi à l’ONF.  Une organisation niant l’existence du triage.  Une politique de commercialisation inquiétante.  Une gestion des ressources humaines inéquitable, opaque et destructrice.  Des avancées statutaires faibles, lentes ou inexistantes  Des instances représentatives bafouées.

C’est la première manifestation du SNU sous les couleurs de Solidaires. Le deuxième semestre commence les discussions sur le contrat de plan. Fin décembre paraît le décret sur les primes sans aucune concertation avec les organisations syndicales. Le SNU dépose un recours juridique contre ce décret.

2006

Les réunions sur le contrat de plan se multiplient. Le SNU publie une contribution préparatoire à ce contrat qui est envoyée aux tutelles et aux parlementaires. La mobilisation contre les propositions de la direction générale et des tutelles sur le contrat de plan s’organise concomitamment à la lutte orchestrée par les organisations syndicales contre le CPE (contrat première embauche). Le 24 juin les forestiers manifestent à Epinal, lieu de l’assemblée générale des COFOR où est signé avec les tutelles et les communes forestières le contrat d’objectifs de l’ONF. De l’intersyndicale née en 2005, seuls le SNU et la CGT s’opposent au contrat qui prévoit une diminution drastique de la participation de l’Etat.

En mars, le congrès extraordinaire du SNU qui se tient à Besançon vote à l’unanimité l’adhésion définitive à Solidaires. Annick Coupé, porte-parole de Solidaires est présente.

2007

Si cette année 2007 est assez calme au niveau des mobilisations nationales, les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées combattent les projets de réorganisation avec la mise en place de l’agence travaux testée sur leur DT. Le SNU publie une brochure sur la gestion des forêts publiques. Solidaires reconnu au sein de la fonction publique obtient des sièges au sein du Conseil Supérieur de la Fonction Publique, le SNU y prend sa part.

Après l’assemblée générale de l’APAS, une coalition FO, SNTF, SNAF et CGC s’organise pour prendre la présidence de l’association, aidée en cela par l’administration. Après 20 ans de présidence SNU, c’est un membre du SNAF qui est élu.

En fin d’année, le SNU porte plainte contre le Directeur général de l’ONF pour entrave à l’action des représentants du personnel en CHS, la mise en danger d’autrui et non-respect de la loi.

2008

Le 11 mars Aquitaine et Midi-Pyrénées manifestent lors de la vente de Mont de Marsan. Il n’y aura pas de blocage suite aux menaces de sanctions du DG. Ce dernier réuni les RUT à Poitiers au mois de juin pour une séance bourrage de crâne et convaincre les cadres intermédiaires de sa politique. En juin également, le gouvernement annonce ses mesures de Révision Générale des Politiques Publiques. Il faudra attendre le conseil d’administration du mois de septembre pour connaître les implications de la RGPP à l’ONF. La résistance s’organise rapidement et le 14 octobre, ce sont 1400 personnels de l’ONF qui bloquent la vente de Cérilly. Un mois plus tard, 2000 personnels se retrouvent au champ de mars, à la date initialement prévue du conseil d’administration. Durant tout l’automne des blocages des ventes ont lieu, avec grève des martelages et des programmations de travaux. Alors que la presse commence à relayer les actions des personnels, la direction générale reste muette.

2009

Début janvier des négociations s’ouvrent, sous adjonction des tutelles. Très vite les organisations syndicales apprennent le dépôt de plainte de la direction contre 87 lorrains ayant participé aux blocages des ventes. Le 6 février, le DG propose un protocole d’accord qui en échange du retrait des plaintes demande l’allégeance des personnels à sa politique pendant 5 ans. Cette provocation occasionne le blocage de la vente de Velaine suspendue aux négociations parisiennes. Le dialogue est maintenant impossible avec le DG. L’intersyndicale demande la nomination d’un médiateur externe. Au mois de mai le congrès se tient à Evian (74). Philippe Berger est réélu secrétaire général. En juin, à l’assemblée générale de l’APAS, la direction souhaite imposer aux organisations syndicales un changement des statuts de l’association et annonce une refonte de la convention qui lie l’APAS à l’ONF. Durant toute cette année, les actions se tournent essentiellement vers l’externe. Le 7 décembre 200 militants se trouvent à Paris. A défaut de pouvoir occuper la tour, protégée par les forces de l’ordre, les manifestants se déploient dans les rues de Paris avec des banderoles où le slogan « Quelle forêt pour nos enfants ? » est écrit. Belle réussite médiatique.

2010

Après le départ de POD ; l’intérim est assuré par Jacques Valeix en attendant l’arrivée de Pascal Viné directeur de cabinet de Bruno Le Maire à l’agriculture et originaire de Lorraine. C’est d’ailleurs dans cette région que sont organisées les premières assises forestières dans la cadre du Festival International de Géographie de St-Dié (FIG). Ces assises amèneront à la création du collectif « SOS forêts » composé d’organisations syndicales, d’associations et de partis politiques. En septembre sort le rapport de M. Gaymard sur l’ONF ; « L’ONF, outil d’une volonté ». Un nouveau rapport qui comme les autres sera enterré. Le 9 décembre, près de 600 personnels de l’ONF bravent la neige et les routes verglacées pour rejoindre le chapiteau monté aux Essarts dans la forêt d’Arc en Barrois où se tiendra la première assemblée générale des personnels au niveau national. C’est l’occasion pour l’intersyndicale SNAF UNSA Forêt, CGT forêt et SNUPFEN Solidaires de demander l’ouverture de négociations à la nouvelle direction de l’ONF.

2011

Année de négociation sur le prochain contrat Etat/ONF. Pour la première fois il sera cosigné par la FNCOFOR malgré l’instauration d’une nouvelle taxe de 2€ à l’hectare. Ce contrat recueille un vote contre unanime, de toutes les organisations syndicales de l’ONF. Il prévoit encore 700 suppressions d’emplois sur la période. Obligation suicidaire pour l’ONF. C’est d’ailleurs le sujet des suicides à l’ONF qui fait l’objet d’une grande campagne de presse durant l’été. La direction se défend en annonçant la mise en route d’un audit socio organisationnel proposé dans le rapport Gaymard, idée qu’il a lui-même reprise au SNUPFEN puisque celui-ci demandait des actes après l’analyse. Durant l’année à la demande de l’intersyndicale CGT –SNAF – SNUPFEN s’ouvrent des négociations. Toutes les organisations syndicales y participent mais l’acteur majeur est l’intersyndicale qui avait refusé de négocier avec POD. Le triage est réhabiliter et une nouvelle note de service sur l’organisation des UT et triages verra le jour. Pour le reste, il faut bien reconnaître que le DG a bien du mal à honorer sa signature. Ce protocole de négociation sera approuvé par la CGC, l’UNSA et le SNUPFEN Solidaires. Le SNU Franche-Comté organise à l’automne ses assises de la forêt vivante sous forme de conférences ou de visites sur le terrain.

2012

C’est le 31 janvier, au petit matin, sous le vent et le froid que commence la descente de l’immense bâche fabriquée par les bourguignons « Quelle forêt pour nos enfants ? ». La direction générale est occupée par le SNUPFEN Solidaires. Cette journée d’action ouvrira la porte de l’Elysée à l’ensemble des organisations syndicales. C’est surtout le signe que le SNUPFEN peut être partout à tout moment au grand dam des dirigeants. En avril 2012 sortent les résultats de l’Audit Socio Organisationnel élaboré par le cabinet Capital Santé. Comme en 2005, le constat est affligeant. Les personnels de l’ONF vont mal, très mal. Trois points principaux ressortent comme source de ce malaise, les suppressions d’emplois, l’organisation du travail et le management. Pourtant la direction de l’ONF ressort les mêmes recettes qu’en 2005. Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. En juin 2012 est organisée une manifestation nationale sur 4 sites en inter région.

2013

Le 17 janvier les adhérents du SNUPFEN se donnent rendez-vous à Lacenas en Beaujolais pour la première assemblée nationale d’adhérents. En avril s’ouvrent après un an des négociations post ASO avec l’ensemble des organisations syndicales. Que de temps perdu avec les pseudos solutions de la direction ! Mais ces négociations non préparées par les organisations syndicales ne permettent pas de répondre aux questions posées par le résultat de l’ASO. Le SNUPFEN ne signera pas le protocole issu de ces négociations. En mai se tient le 16ème congrès du SNUPFEN Solidaires à La Roque d’Anthéron. Premier congrès où les amendements sont discutés et adoptés au consensus. Philippe Berger est réélu secrétaire général. En juin 2013, le conseil d’administration prend une résolution pour maintenir le maillage territorial. Celle-ci implique l’ouverture d’une nouvelle négociation alors que celles sur l’ASO ne sont pas terminées. Mais cette fois-ci la question de l’organisation est mise en avant. Le SNUPFEN Solidaires élabore ses propositions, base de travail des futures négociations. Le 7 septembre à Paris est fondé le Collectif SOS forêt au niveau national. Le SNUPFEN participe activement à la création du collectif national.

2014

En ce début d’année, les négociations sur ce qu’on appellera plus tard le Schéma d’Organisation (SDO) vont bon train. Seul le SNUPFEN annonce après consultation des adhérents qu’il sera signataire de l’accord. Les amalgames entre suppression d’emplois et le SDO vont bon train. Certains cherchant à se racheter une virginité sur le dos du SNUPFEN en pleine année électorale. Sur ce point les détracteurs du SNUPFEN l’ont sans doute mauvaise quand les élections lui donnent une légère augmentation de sa représentativité au SNUPFEN. Mais 2014, sera surtout une nouvelle annonce de Bercy qui souhaite transférer une partie des charges de l’Etat sur les communes forestières. L’effet est immédiat, la FNCOFOR rue dans les brancards, les personnels à l’appel du SNUPFEN manifestent devant l’ONF lors du conseil d’administration et au final, le contrat en cours se terminera un an plus tôt, avec l’ouverture de nouvelles négociations en 2015. Bercy : 1 – Forêt : 0

2015

L’année commence sous le signe des négociations du prochain Contrat d’objectifs et de performance 2016 – 2020. Le SNUPFEN Solidaires envoie ses propositions à tous les élus. Il lance seul une campagne de mobilisation des maires de France en leur demandant de délibérer pour soutenir les personnels de l’ONF. Les visites dans les ministères se multiplient, mais en juin, les principales décisions semblent être prises C’est l’ONF qui supportera principalement le désengagement de l’Etat. Si on annonce l’arrêt des suppressions d’emplois à partir de 2017, aucune annonce n’est faite pour 2016. L’adéquation des missions au moyen et une approche masse salariale sans une diminution volontaire du taux d’encadrement aura sans aucun doute un effet négatif sur l’emploi. On annonçait des négociations politiques, nous aurons droit à un COP sans aucune imagination dicté principalement par Bercy et la cour des comptes. Autre signe de désintérêt des politiques pour l’ONF, le départ de M.Viné en mars n’entraîne aucune nomination d’un nouveau directeur pour prendre en main les négociations.

Le 5 juin, le SNUPFEN fête ses 50 ans à Lusigny sur Ouche. L’ambiance festive n’empêche pas quelques discours dont le plus marquant est celui de Georges Balliot, membre fondateur du syndicat.

Les secrétaires généraux du SNUPFEN

Georges Balliot : 1965 à 1977

Jean Cauwet : 1977 à 1983

Daniel Raimbault : 1983 à 1990

René Montagnon : 1990 à 1992

Michel Bénard : 1992 à 1997

Bernard Franquin : 1997 à 2005

Philippe Berger : 2005 à aujourd’hui

Les Présidents de l’APAS-ONF

Georges Balliot : 1986 à 1995 SNUPFEN

Roger Dalmasso : 1995 à 1998 SNUPFEN

Pierre Chauvin : 1998 à 2007 SNUPFEN

Jean Palka : 2007 à 2008 SNAF

Dominique Chéry : 2008 à 2010 SNAF

François Hannequart : 2010 à aujourd’hui SNUPFEN

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