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30 juin 2011

SOS Forêt s’invite dans les locaux de l’ONF

Lu sous http://www.republicain-lorrain.fr

Une quarantaine de militants du collectif SOS Forêt Lorraine a tenu à rencontrer le directeur de l’ONF pour parler politique forestière.

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Une quarantaine de membres du collectif SOS Forêt Lorraine s’est rendue, hier après-midi, dans les locaux de l’Office national des forêts, à Nancy. Photo Anthony PICORE

Dans quelques jours sera signé le prochain contrat de plan liant l’État à l’Office national des forêts. Une quarantaine de membres du collectif SOS Forêt Lorraine s’est rendue, hier après-midi, dans les locaux de l’Office, à Nancy, et une vingtaine d’entre eux a été reçue par le directeur territorial.

« La volonté de créer des filiales au sein de l’ONF est réelle. Deux rapports coup sur coup proposent de garder, au sein de l’ONF, les missions régaliennes et de confier le reste à des sociétés ou à des filiales privées de l’Office », indique Frédéric Bedel, membre du collectif. Les missions régaliennes concernent la surveillance et la légalité des coupes, la circulation des véhicules motorisés et les surveillances des espèces protégées.

Climat social

Le reste, c’est-à-dire, la gestion des forêts ne rentrerait plus dans les missions de l’Office. « La réorganisation est déjà en cours, elle sépare le bois de la forêt », poursuit Frédéric Bedel, également militant SNUPFEN (dépendant de SUD) au sein de l’Office national. « L’État se désengage de plus en plus. Chez nous, la RGPP est appliquée strictement. Depuis 2002, nous avons eu 20 % de suppressions de postes ». L’Office fait l’objet d’un audit socio-organisationnel. « Depuis 2002, il y a eu dix-sept suicides, la plupart sur le lieu de travail. Les enquêtes de climat social sont désastreuses ».

Le collectif se bat aussi contre les estimations erronées de l’inventaire forestier national concernant les volumes de bois à couper. « Ces chiffres annonçaient une pousse de 105 millions de m³ par an. Nous avons toujours dénoncé ce chiffre », rappelle le syndicaliste. Comme les forestiers en coupent environ 70 millions de m³ chaque année, « on nous incitait à en couper encore plus ». Mais, dernièrement, l’inventaire forestier a reconnu que ses données étaient erronées. D’où la méfiance des associations et la pétition en ligne.

À l’issue de la rencontre d’hier, le directeur s’est engagé à fournir le programme détaillé des coupes à venir pour la Lorraine et les plans de gestion.

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