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7 décembre 2011

Des bûcherons « qui se tuent au travail »

Lu sous http://www.lalsace.fr/

Dangerosité de leur métier, suppression de postes  : des ouvriers forestiers ont clamé leur colère, hier, au milieu des sapins de la place Kléber à Strasbourg.

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Les tronçonneuses n’étaient pas les seules à gronder, hier, place Kléber à Strasbourg. Près de cinquante ouvriers forestiers venus de toute la région ont dénoncé les conditions pénibles et dangereuses dans lesquelles ils exercent leur profession, à l’appel de la CFDT.

« Trop nombreux sont les bûcherons qui se tuent au travail et sont touchés par des inaptitudes partielles ou totales dues à des accidents ! », proclament-ils. « Cassés et usés  », ils revendiquent notamment l’embauche de jeunes pour « le partage du travail et la transmission des savoirs  ». Faciliter leur insertion « serait un double avantage », estime Bernard, un quinquagénaire qui exerce ce métier depuis l’âge de vingt ans. Ce n’est pourtant pas faute de motivation ou d’intérêt de la jeune génération.

Les forestiers dénoncent aussi la suppression de 180 postes dans leur profession. « C’est un savoir-faire qui part en miettes », regrette Bernard Schildknecht, délégué syndical des communes forestières.

La mort de deux bûcherons sur leurs lieux de travail entre 2004 et 2011 a ainsi entraîné la mise en place d’un système de sécurité collectif destiné à prévenir les accidents et mieux anticiper les risques. Un point fera sans doute toujours exception : la maladie de Lyme, qui touche 90 % des ouvriers forestiers et entraîne l’arrêt de trois à quatre mois par an d’un salarié sur quatre.

Du côté de la direction de l’ONF, on souligne l’entrée en vigueur d’un accord sur la pénibilité qui permettra le départ à la retraite à l’âge de 55 ans de quinze ouvriers dès janvier 2012.

le 07/12/2011 par Floriane Schmitt

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