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16 avril 2012

RGPP : les forestiers en appellent aux communes

Lu sous http://www.charentelibre.fr/

Les agents de l’ONF demandent aux communes « forestières »
de les soutenir contre les suppressions de postes programmées.

L’ONF gère près de 7.000 hectares en Charente. Les forestiers ne savent pas encore quel tribut ils payeront à la RGPP. Archives CL

C’est comme une lettre type. C’est une motion de soutien, que les forestiers de l’ONF (Office national des forêts) ont adressée à toutes les communes, avec une attention toute particulière aux communes dites forestières, celles qui possèdent des forêts et sur lesquels l’établissement public intervient.

Le conseil municipal de Ruelle l’a récemment adoptée à l’unanimité. C’est le moyen qu’a choisi le syndicat majoritaire de l’ONF, le SNUPFEN Solidaires, pour syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel. 850 communes ont voté en France, six dans la région, dont Ruelle, Bonnes et Saint-Cybardeaux, en Charente.

« On voulait profiter des élections pour communiquer et interpeller aussi les parlementaires », explique Philippe Berger, le secrétaire général du syndicat, qui s’étonne même du retour, dans une région si peu forestière.

Il réclame le soutien des élus contre les 700 suppressions de postes programmées à l’ONF d’ici à 2016, mais aussi contre notamment les fusions d’agences et les fermetures de sites, et pour la tenue d’un débat sur l’avenir de la forêt publique.

« On sait qu’il y a des choses dans les tuyaux, mais on ne sait pas encore si cela nous concerne ou pas », lâche Christophe Charnaud, le responsable de l’unité territoriale qui regroupe la Charente, un petit bout de Charente-Maritime et le sud des Deux-Sèvres, avec notamment les forêts d’Aulnay et de Chizay. « On subit la RGPP [Révision générale des politiques publiques, NDLR] comme tout le monde ».

693 emplois

en quatre ans

À Poitiers, Guylaine Archevêque, la directrice de l’agence régionale, qui dirige des trois unités territoriales sur les quatre départements de Poitou-Charentes, confirme. « Le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, ce sera chez nous 693 équivalent temps plein sur les quatre ans ».

Mais elle affirme aussi qu’il est encore trop tôt pour mesurer les conséquences à l’échelon local ou régional. « Nous sommes en train, précise-t-elle de plancher sur la pesée des activités, c’est-à-dire mettre en regard les travaux et les effectifs, pour voir à quel niveau on peut améliorer notre productivité ».

Aucune catégorie de personnel ne devrait toutefois être épargnée, et « les contours des unités territoriales ne changeront pas ».

Et si l’effort demandé correspond effectivement à 1,5% des personnels pas an, la Charente devrait être concernée à la hauteur de ses effectifs. L’unité, c’est, selon Christophe Charnaud huit techniciens forestiers et autant d’ouvriers qui interviennent sur l’ensemble du secteur. Leur boulot, c’est la gestion de toutes les forêts domaniales, les forêts privées de l’État, ainsi que celles qui sont propriétés des collectivités locales ou des établissements publics comme les hôpitaux ou les maisons de retraite. Les agents gèrent aussi bien les coupes de bois que l’accès du public, assument la police de la chasse.

En Charente, les forestiers de l’ONF interviennent sur 5.850 hectares de forêts domaniales, un millier d’hectares appartenant à des collectivités et des établissements publics et 400 hectares de forêts militaires. « C’est très peu, commente Christophe Charnaud. Dans certains départements de l’est, c’est dix fois plus »

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