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21 juin 2012

COMPIEGNE L’hippodrome encore visé

Lu sous http://www.courrier-picard.fr/

 

Sans réponse de Bercy à sa demande d’annuler la vente de l’hippodrome de Compiègne, le principal syndicat de l’ONF se prépare à attaquer au tribunal administratif.

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L’ancien ministre du Budget Eric Woerth est soupçonné d’avoir bradé l’hippodrome de Compiègne.

Il chauffe encore de tout bois. Le Snupfen, principal syndicat de l’Office national des forêts (ONF), s’apprête maintenant à déposer une requête devant le tribunal administratif, où se jugent les litiges avec l’État, pour obtenir l’annulation de la vente controversée de l’hippodrome de Compiègne.

La cession de gré à gré, organisée par Éric Woerth lorsqu’il était ministre du Budget au profit de la société des courses de Compiègne, reste donc au cœur d’un bras de fer entre Bercy et le syndicat, malgré l’alternance survenue à la tête de l’État.

Le Snupfen avait formé le 19 avril un recours gracieux auprès de Bercy pour lui demander de tout annuler. Tout en donnant deux mois au ministère pour lui répondre. Soit jusqu’à ce mardi 19 juin, symboliquement deux jours après le renouvellement de la chambre des députés qui n’a jamais été consultée sur cette vente.

Une troisième procédure

Sans réponse ni de l’ex-ministre (UMP) du Budget Valérie Pécresse, ni de son successeur le socialiste Jérôme Cahuzac, le syndicat se donne désormais lui-même deux mois pour engager une procédure devant la justice administrative... « On embête même les nouveaux élus  », constate Philippe Berger, secrétaire général du Snupfen. « Personne ne nous ayant répondu, nous allons contacter nos avocats.  »

Ce recours constituerait une troisième procédure dans ce dossier. La Cour de justice de la République enquête toujours sur un éventuel délit de « prise illégale d’intérêt » commis par Éric Woerth lorsqu’il était ministre.

Suite à un dépôt de plainte de sept députés socialistes et de la sénatrice de Compiègne Laurence Rossignol (qui ne l’était pas encore à l’époque), le parquet de Compiègne avait par ailleurs ouvert une information judiciaire contre X pour d’éventuelles infractions d’abus d’autorité et favoritisme.

Toutefois, cette action ne vise pas Éric Woerth qui, en tant que ministre à l’époque des faits, relève d’une procédure distincte devant la CJR. Mais elle intéresse - par exemple - les bénéficiaires de la vente. Depuis que la Cour de cassation a ordonné son dépaysement le 13 janvier dernier, ce volet « non ministériel » de l’affaire a été confié à deux juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.

PASCAL MUREAU

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