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25 juillet 2012

Hippodrome de Compiègne : Woerth soulagé d’être "blanchi"

Lu sous http://tempsreel.nouvelobs.com

Un rapport d’expert l’affirme : Eric Woerth était dans son droit lorsque, ministre du Budget, il a autorisé la vente de l’hippodrome de ompiègne en 2010.

L’ex-ministre UMP du Budget Eric Woerth est blanchi par un rapport d’expert dans l’affaire de la cession de l’hippodrome de Compiègne, rapporte "Le Monde" mardi 24 juillet. Très concrètement, Eric Woerth est soupçonné d’avoir autorisé la vente à un relatif bas prix d’une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un hippodrome et un golf. Cette opération, conduite en 2010, avait suscité la polémique car elle n’avait pas, de surcroît, été approuvée par le Parlement alors qu’il s’agit d’une forêt domaniale. Plusieurs députés socialistes avaient alors porté plainte.

"Eric Woerth était dans son droit"

Le quotidien du soir a pris connaissance du rapport d’expertise réalisé à la demande du ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac par un expert indépendant, Philippe Terneyre, professeur agrégé de droit public à l’université de Pau. "Eric Woerth était dans son droit lorsqu’il a autorisé, par un arrêté du 16 mars 2010, la vente des 57 hectares de l’hippodrome du Putois à la Société des courses de Compiègne (SCC), dans l’Oise, pour 2,5 millions d’euros", précise "Le Monde" sur la base du rapport. "Le Monde" rapporte précisément les propos de l’expert : "La vente n’avait pas besoin d’être au préalable autorisée par une loi, car les parcelles en cause ne constituaient pas une forêt" ou n’étaient pas "des dépendances du domaine public de l’Etat". D’où, toujours selon Philippe Terneyre, la possibilité d’une vente "de gré à gré avec l’occupant historique".

Eric Woerth : "Je suis soulagé"

"Je suis soulagé. Cette vente était légale et dans l’intérêt général de l’Etat. J’ai beaucoup été critiqué de façon injuste, c’est le moins qu’on puisse dire", a réagi mardi l’intéressé dans les couloirs de l’Assemblée nationale, qualifiant de "point de vue objectif" cette expertise. "Il y a eu de l’emballement et des arrière-pensées. Il y a beaucoup d’intérêts qui ont été agités pour me salir, je pense au transfert du siège de l’ONF sur Compiègne, qui est une autre histoire, au fond la vraie histoire", a indiqué Eric Woerth, réélu député de la 4e circonscription de l’Oise en juin 2012 et par ailleurs maire de Chantilly, dans ce même département. Interrogé sur le fait que le rapport ait été fait à la demande de la gauche, Eric Woerth a estimé "que c’était la seule manière d’acquérir une certaine objectivité". "Je suis zen sur le fond comme sur la forme", a-t-il ajouté. "Ce n’est pas encore la fin", a-t-il aussi dit.

L’ex-ministre toujours visé par une enquête

Effectivement, comme l’écrit "Le Monde", Eric Woerth "reste visé par l’enquête de la Cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à juger d’éventuels crimes et délits commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions".

Et là, la décision pourrait être toute autre, explique "Le Monde". En effet, "l’étude juridique de M. Terneyre n’aborde pas, bien évidemment, les aspects politiques du dossier. L’expert devait simplement répondre à plusieurs questions de droit". La CJR, elle, se penchera sans doute sur le volet politique de l’affaire.

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