COMMUNIQUES

Ci-joint le communiqué de presse

La Direction Générale a décidé que ses personnels de terrain devaient reprendre les activités collectives en forêt à compter de ce jour mardi 14 avril. Depuis le début du confinement toutes ces activités collectives ont été suspendues pour protéger les personnels et lutter contre la propagation du virus COVID19.

Alors que le confinement est prolongé jusqu’au 11 mai du fait d’une épidémie toujours active et des services de santé très surchargés,

Alors que dans leur grande majorité ces activités ne sont ni urgentes ni prioritaires mais sont pour certaines dangereuses comme les travaux avec tronçonneuse

Alors que les représentants du personnel de statut public et privé s’opposent dans leur grande majorité à cette reprise prématurée

La Direction générale de l’ONF a décidé de rassembler à nouveau ses personnels en forêt avec des consignes de sécurité difficiles à appliquer, sans eau courante et sans masque. Pour anticiper la fin du confinement et ainsi recommencer à vendre plus vite des travaux et du bois.

Par cette décision l’ONF fait prendre des risques aux personnels, à leur famille et plus largement à la santé publique pour des raisons totalement étrangères au service public et à l’intérêt général.

Les représentants du personnel appellent le Ministère de l’Agriculture tutelle de l’ONF à suspendre la décision de la Direction Générale.

Ci-dessous la page d’accueil facebook de l’ONF

Semaine après semaine, mois après mois, les arbitrages gouvernementaux tombent sur l’ONF.

En juin 2019, annonce de la filialisation de ses activités concurrentielles qui emploient environ 4 personnels sur 10. Filialisation, privatisation ça rime et souvent l’une précède l’autre…

Début janvier 2020, le nouveau Directeur Général annonce la poursuite des suppressions de postes. « Je ne vois pas pourquoi il faudrait sanctuariser l’emploi à l’ONF » a déclaré le nouveau défenseur en chef de l’Etablissement. 1 emploi sur 2 détruit en 35 ans : ce n’est pas suffisant ?

Et puis ce mercredi 22 janvier 2020 le Directeur Général de l’Office National des Forêts a annoncé la décision du gouvernement de faire réaliser par des salariés de droit privé toutes les missions confiées par la loi à l’ONF et jusque-là mises en œuvre par des fonctionnaires : missions de service public, de protection, de police administrative et judiciaire.

Le gouvernement envisage donc de présenter au Parlement en février une loi d’habilitation l’autorisant à modifier par ordonnance textes législatifs et règlementaires pour aller dans ce sens.

Par cette décision l’ONF se verrait empêché de protéger au quotidien et au niveau attendu le patrimoine forestier public car pour faire appliquer la loi en toute impartialité, le statut de fonctionnaire est bien mieux adapté que celui de salarié ce dernier, forcément plus exposé aux pressions qui peuvent s’exercer.

Il s’agît là d’un recul sans précédent qui en outre créerait toutes les conditions requises pour privatiser à terme la gestion des forêts publiques. Oubliés tous les beaux discours présidentiels sur la forêt bien commun et l’urgence climatique !!!

Vendredi 31 janvier les personnels de l’ONF se réuniront en Assemblées Générales pour analyser la situation et décider des suites à donner à ces décisions.

Contacts :

SNUPFEN Solidaires : Philippe CANAL 06 17 82 16 75

La CGT Forêt : Loukas BENARD 06 25 09 49 12

Génération Forêt UNSA : Corinne Larenaudie 06 88 41 83 12

SNTF-UNSA : Dominique PAQUET 06 09 31 21 60

C’est avec effroi que nous avons appris que l’un de nos collègues s’était donné la mort le vendredi 25 octobre 2019, dans sa maison forestière. Ce dernier travaillait au sein de l’unité territoriale de la Pointe.

Par respect pour ses proches et afin de recueillir de plus amples informations, nous avons préféré attendre avant de publier ce communiqué de presse.

Notre collègue garde forestier de 30 ans, père d’une petite fille de 6 ans, rencontrait des difficultés personnelles. Cependant, les raisons de son geste désespéré sont, selon nous, également en lien avec le milieu professionnel.

En effet, la direction de l’ONF choisit d’appliquer les directives gouvernementales de réduction du service public, au moyen d’une gestion du personnel dépourvue d’humanité, déconnectée des réalités de terrain et qui pousse certains personnels dans un désarroi profond.

Une alerte sur la situation du collectif de travail, dont faisait partie notre collègue, avait été réalisée auprès du Comité Hygiène Sécurité en avril 2019. Notre collègue était signataire de cette alerte. Cette dernière mettait en garde la direction sur la dégradation des conditions de travail et la détresse des personnels. La direction a choisi de ne pas répondre à cette alerte contrairement à ses obligations légales.

Face à ce silence, et sans volonté d’instrumentalisation, nous souhaitons dénoncer ici publiquement les dérives de notre direction :

 Pressions pour obliger les personnels à s’occuper de deux postes à la fois : leur poste, plus un poste maintenu vacant pour faire des économies. Ce fut le cas pour notre collègue qui venait tout juste d’arriver sur un nouveau poste.

 Pressions pour continuer à effectuer un service public constant malgré des effectifs en perpétuelle diminution

 Refus de recruter pour prendre en compte l’importante surcharge de travail due à la crise sanitaire Scolyte de l’Epicéa que notre collègue subissait de plein fouet comme tant d’autres.

 Gestion du personnel inhumaine et agressive : notre collègue, en difficulté personnelle connue, en partie, par la direction, a subi des pressions pour qu’il quitte la maison forestière qu’il habitait, suite à sa récente mutation.

Suite à ce drame, un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) extraordinaire a été organisé le 06/11/19 à Nancy. Ce dernier a voté en faveur de la mise en place d’une enquête, qui aura notamment pour but de préciser les facteurs professionnels qui ont contribué à la dégradation des conditions de travail de notre collègue.

A l’ONF, près de 50 suicides en 15 ans : cela doit cesser !

Notre collègue, Thomas Carlier, a mis fin à ses jours le 25 octobre dernier. Afin de permettre à toutes et tous de lui rendre un dernier hommage, nous organisons, en présence de sa famille et d’une partie de ses anciens collègues,

Une Marche le vendredi 6 Décembre, à 14h00 devant la mairie de Varangéville (54).

Un pot sera partagé dans la salle "Le Chapitre" de Varangéville, près de la Mairie, vers 17h,

Puis à partir de 18h00 : soirée-débat intitulée « Services publics détruits = Salariés sacrifiés », salle du chapitre à Varangéville.

Nous évoquerons de manière plus générale le contexte de travail des services publics visés par des politiques de restructuration et de privatisation, comme l’ONF aujourd’hui, comme France-Telecom hier… Plusieurs intervenants, de l’ONF ou encore de France-Telecom évoqueront les méthodes de gestion humaine dans ces établissements et le mal-être des personnels touchés par ces évènements, ainsi que les conséquences sur leur santé.

L’ONF est un service public qui a la particularité de travailler avec des objectifs à très long terme, qui concernent les générations futures. Les réorganisations et suppressions de postes incessantes sont autant d’atteintes indirectes aux forêts publiques qui sont l’un des derniers remparts face aux crises écologiques en cours. Une expertise indépendante sur la situation de l’ONF vient de rendre des conclusions alarmantes : - Un fort tiraillement éthique de ses personnels sur l’abandon des missions de service public et de gestion de la forêt à long terme - une passion du métier encore très présente à tous les niveaux mais qui a comme contrepartie un stress généralisé sur l’état de la forêt.

A l’ONF, près de 50 suicides en 15 ans, cela doit cesser

Le Snupfen-Solidaires Lorraine Contacts : Frédéric Hanzo 07 69 80 44 89, Frédéric Bedel 06 16 30 74 34, Nicolas Gomez 06 87 45 93 02

Evolutions de l’ONF La mission inter ministérielle a rendu son rapport : « On a réformé, ça ne marche pas … il faut réformer plus fort et plus vite »

Pour un Parc national vivant : de l’importance de la préservation des vieux arbres…

Le 25 octobre 2018, réunis à la lisière de la Forêt Domaniale de Tronçais, nous demandions solennellement la convocation d’un grand débat public sur la gestion de la forêt française.

Les 6 et 7 juin 2019 se tient le Congrès National des Communes Forestières à Epinal (Vosges). Des orientations importantes doivent y être annoncées pour la « refonte de la gestion forestière », en présence des présidents de groupe « Forêt et filière bois » du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Communiqué de presse du premier syndicat de l’Office National des Forêts - 20 mai 2019

Par décision du 21 décembre 2018, le Conseil d’Etat a condamné l’ONF et l’Etat :

- à respectivement proposer et approuver un document de gestion durable pour la forêt communale de Saint Jean de Marsacq.

- à verser chacun 2 500 € à la commune de Saint Jean de Marsacq.

Le Conseil d’Etat a relevé que l’Etat et l’ONF n’ont pas appliqué le Code forestier :

- l’Etat en ne prononçant pas l’application du Régime forestier à cette forêt communale,

- l’Etat et l’ONF en refusant de doter cette forêt d’un document de gestion durable

Une vingtaine d’autres forêts communales landaises sont dans le même cas. Ces forêts ne sont pas gérées par l’ONF faute d’application du Régime forestier. L’ONF et l’Etat vont donc se conformer sous 6 mois aux décisions du Conseil d’Etat.

Au-delà, le respect de la loi voudrait que l’Etat fasse appliquer le Régime forestier à ces forêts communales après avis des communes concernées. Gageons que l’Etat, en charge de l’application des lois, aura à cœur de le faire.

Les communes landaises concernées ont demandé et obtenu du Conseil d’Etat que la loi soit appliquée en leur faveur. Gageons qu’à l’avenir elles respecteront l’esprit de la loi en acceptant enfin que le Régime forestier, mis en œuvre par l’ONF, soit appliqué à leurs forêts.

Cela démontrerait de leur part une volonté de solidarité avec les 11 000 communes forestières de France qui financent en partie le service public de l’ONF à la hauteur de leurs recettes forestières … souvent plus faibles que celles des communes landaises.

A l’heure où les citoyens sont de plus en plus nombreux à dénoncer la disparition des services publics en milieu rural, A l’heure où le gouvernement s’interroge pour savoir s’il conservera un service public forestier, en l’occurrence l’ONF, ou bien s’il privatisera la gestion des forêts publiques,

De telles décisions seraient hautement bienvenues. A suivre….

Paris le 31 janvier 2019

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