Nationale

La nomination de Valérie Metrich-Hecquet à la tête de l’Office national des forêts suscite la défiance au sein de l’établissement public, qui vit depuis des années une grave restructuration néolibérale.

À cheval sur les quatre départements de Bourgogne, le Parc naturel régional avait demandé à l’Etat d’imposer un contrôle des coupes radicales supérieures à un demi-hectare. Sans réponse, ses élus ont poussé leur demande au Conseil d’Etat.

Après un été aux incendies records, la politique de casse du service publique des forêts et le financement au rabais des pompiers interrogent.

Dans l’urgence, l’Élysée a annoncé fin juillet avoir choisi Valérie Metrich-Hecquet pour diriger l’Office national des forêts (ONF). Alors que le Parlement doit l’auditionner le 14 septembre, cette haute-fonctionnaire, actuelle directrice générale de la performance économique au ministère de l’Agriculture, fait l’unanimité contre elle.

Un article intéressant et très pédagogique sur la souffrance éthique liée à l’introduction des sciences de la gestion (le tournant gestionnaire) ou comment la gestion avec le « pilotage » et ses mesures phares (évaluation individuelle, qualité totale normalisation et standardisation des tâches, la frappe communicationnelle, la précarité de l’emploi) ont envahi et détruit le travail vivant. dans cet article le support expérimental est la justice (juges et greffiers) mais cela pourrait aussi bien être l’hôpital ou l’Onf…Que le professeur Dejours et son équipe connaissent bien, pour s’y être penché depuis de nombreuses années avec notre syndicat…

Depuis une vingtaine d’années, l’État démantèle lentement l’ONF. Entre suppressions de postes et privatisations, l’établissement public se détourne peu à peu de sa mission essentielle de gestion durable de la forêt. Pourtant, la succession d’événements climatiques extrêmes de cet été a accentué la menace pesant sur ces milieux aux équilibres fragiles.

Le ministre a annoncé le recrutement de « gendarmes verts » face aux feux de forêt. Ils ne compenseront jamais l’affaiblissement des services de prévention et de secours.

Entre la canicule « Total énergies 1 » et la canicule « Total énergies 2 » (nous reprenons cette idée trouvée sur les réseaux sociaux de nommer les épisodes caniculaires du nom des responsables du réchauffement climatique) nous avons rencontré Mickaël Correia dont le dernier livre, Criminels Climatiques, met un uppercut à l’écologie bourgeoise du « tous responsables, tous les petits gestes comptes » en montrant le visage de ceux à cause de qui nous suffoquons. Journaliste issu de médias indépendants, Mickaël Correia propose une écologie du rapport de force, qui désigne des responsables et propose donc des leviers d’actions autre que le désespoir ou la complaisance : deux positions généralement tenus par la partie aisée de la population. Grâce à ses travaux, on sait désormais que la révolution sera écologique ou ne sera pas et que l’écologie sans révolution et démantèlement du capitalisme fossile, c’est du macramé. Entretien par Nicolas Framont et Hamana B

Des années de lutte qui commencent à payer, avec un message devenu audible, enfin…

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