Régionale

Des élus, des associations et des syndicats forestiers se donnent rendez-vous en fin de semaine autour de deux temps forts : un débat en ligne sur l’avenir de la forêt et une marche pour la forêt vosgienne samedi matin à partir de l’abbaye de Moyenmoutier.

Paradoxe. Alors que le changement climatique et le dépérissement des forêts vont réclamer de plus en plus de travail pour assurer le suivi sanitaire et le renouvellement des peuplements forestiers, le nombre des agents forestiers de l’ONF ne fait que diminuer. 95 suppressions de postes sont annoncées en 2021 sur le plan national, 500 d’ici 2025.

L’intersyndicale de l’Office national des forêts s’est alarmée jeudi 4 février de possibles nouvelles suppressions de postes susceptibles de « porter atteinte à la santé des personnels de l’ONF ».

Alors qu’une menace de fermeture plane sur l’unité territoriale de l’Office national des forêts de Bruyères, élus et techniciens forestiers se sont réunis récemment afin de questionner le directeur de l’agence Vosges Montagne de l’ONF.

La centrale biomasse d’UEM à Chambières a fait déjà un petit. Ou plutôt une petite : l’unité de Montigny-lès-Metz, au quartier Reymond. Cette énergie renouvelable est-elle exemplaire ? A-t-elle des limites en Lorraine ? Explications de Laurent Umber, directeur de la production, suivies de l’avis de Frédéric Bedel, militant Snupfen-Solidaires et porte-parole du collectif SOS Forêts lorraine.

Confrontés à la sécheresse qui ravage les forêts, les agents haut-marnais de l’ONF manifesteront le 15 septembre devant la préfecture de Chaumont. Soutenus par plusieurs élus locaux, ils déplorent « l’inaction de l’État » face à la crise et protestent contre la baisse de leurs effectifs.

Les forêts couvrent près de la moitié du massif du Morvan, un chiffre en constante progression depuis les années 50. Pourtant, ce reboisement cache une réalité peu réjouissante : les forêts historiques de feuillus sont progressivement remplacées par des monocultures de résineux cultivés de façon intensive. Alors que les sécheresses répétées et les invasions de scolytes (des insectes parasites) déciment déjà les peuplement d’épicéas, affolant certains acteurs de la filière bois, nombreuses sont les voix qui s’élèvent contre cette industrialisation de la forêt au détriment de la biodiversité et des écosystèmes qu’elle abrite.

Landes silicicoles rasées, lézard des souches menacé, érosion de la biodiversité et disparition des espaces de promenades : l’innovation selon les gestionnaires.

Les récentes décisions du gouvernement inquiètent l’intersyndicale de l’ONF et les élus des communes forestières.

Dans son « Grand format », le journal « La Montagne » retrace la montée en puissance de la prise de conscience quant à la malforestation française, au-delà de la communication officielle. Depuis notre « Marche pour la forêt » en 2018 jusqu’à aujourd’hui, cet article bien documenté apporte un éclairage nécessaire sur une problématique qui nous concerne tous.

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